Christine BOUTIN, présidente du FRS – La démocratie chrétienne sociale, souhaite que la « synthèse » annoncée des débats sur la bioéthique ne soit pas biaisée
« J’espère que la « synthèse » annoncée des débats sur la bioéthique ne consistera pas à ne retenir des avis du Conseil d’Etat que ceux en faveur de l’objetisation de l’être humain », déclare Christine BOUTIN, présidente du FRS – La démocratie chrétienne sociale, à la suite de l’avis du Conseil d’Etat contre les mères porteuses, mais pour la recherche sur l’embryon.
« Je salue l’intention du Conseil d’Etat de fonder son avis sur « le droit à la vie et le respect de la dignité », mais pour le coup, je ne comprends pas son oxymore ou « obscure clarté » : comment peut-il d’un côté se prononcer contre la légalisation des mères porteuses au nom même de son opposition à la « marchandisation du corps humain » et de l’autre se déclarer favorable à la recherche sur l’embryon, qui représente le parangon de l’instrumentalisation et de l’objetisation de l’humain ? », interroge la présidente du FRS.
« J’espère sincèrement que les débats engagés au nom même de « la dignité humaine » dont se prévalent tous les intervenants au débat, n’aboutiront pas à une synthèse en contradiction avec ces louables intentions », conclut Christine BOUTIN. Dans ce cas, il ne s’agirait pas d’un débat, mais d’une préparation des esprits à l’inacceptable. »
Afin précisément de poser les enjeux fondamentaux posés par la recherche sur l’humain, le FRS organisera à la mi-juin un colloque sur la bioéthique dans un lieu institutionnel et rappelle que depuis les lois de 2004, d’autres méthodes alternatives de recherches sur les cellules souches adultes et le cordon ombilical ont prouvé une efficacité comparable, voire supérieure à celles sur l’embryon, tout en présentant l’avantage de ne pas soulever de problèmes éthiques.
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