Monsieur Jean-Frédéric Poisson, député des Yvelines et Vice-président du Parti Chrétien Démocrate, s'interroge sur la légitimité de l'utilisation de cellules souches embryonnaires pour la fabrication de sperme humain, et s'inquiète des possibles conséquences d'un tel procédé.
Une équipe de chercheurs britanniques, sous la direction du professeur Nayernia, de l'université de Newcastle et du Northeast England Stem Cell Institute, serait à l'origine de cette expérience. A l'heure actuelle, la loi interdit l'utilisation de ce sperme artificiel pour la fécondation d'ovules. Il servirait donc à la recherche, dans le cadre d'une étude des mécanismes de la fertilité. Cet objectif semble n'être ni plus ni moins qu'un prétexte visant à légitimer une expérience douteuse sur le plan éthique. En effet, au sein de la communauté scientifique, certains experts ont émis des avis fortement dubitatifs sur l'utilité de ces spermatozoïdes, trop différents du sperme naturellement produit. La morphologie et l'activité cellulaire de vrais gamètes humains ne sont pas présents ici, ce qui laisse perplexe quant à l'ambition affichée d'une meilleure compréhension de la physiologie humaine.
De plus, la disproportion est grande entre le « matériau » initial et le résultat obtenu. On peut se demander s'il est légitime de détruire des cellules souches embryonnaires, pouvant mener à un embryon parfaitement viable et sain, a fortiori lorsque comme ici le résultat est loin d'être probant. De cellules souches embryonnaires à un pseudo-sperme à la viabilité et à la santé douteuse, la dégradation semble évidente.
Enfin, l'attitude des scientifiques laisse à penser que l'objectif affiché est bel et bien un prétexte, puisqu'ils disent espérer une modification rapide de la législation afin de pouvoir utiliser le sperme artificiel pour lutter contre l'infertilité, c'est-à-dire pour réaliser des fécondations. Le risque est donc grand de dérive vers une procréation à partir de gamètes artificiels. Les scientifiques exigent que la loi se plie aux découvertes de la science, alors qu'ils devraient justement oeuvrer dans le respect du cadre législatif en place. Adopter ce procédé de spermatogenèse artificielle, ce serait accorder que toute découverte scientifique, même si son utilité (comme ici) semble limitée, est un progrès. Au contraire, il est du ressort du législateur de fixer à la science les limites éthiques indépassables au-dehors desquelles le scientifique n'oeuvre plus pour le bien de l'humanité, mais joue à l'apprenti sorcier.
Une équipe de chercheurs britanniques, sous la direction du professeur Nayernia, de l'université de Newcastle et du Northeast England Stem Cell Institute, serait à l'origine de cette expérience. A l'heure actuelle, la loi interdit l'utilisation de ce sperme artificiel pour la fécondation d'ovules. Il servirait donc à la recherche, dans le cadre d'une étude des mécanismes de la fertilité. Cet objectif semble n'être ni plus ni moins qu'un prétexte visant à légitimer une expérience douteuse sur le plan éthique. En effet, au sein de la communauté scientifique, certains experts ont émis des avis fortement dubitatifs sur l'utilité de ces spermatozoïdes, trop différents du sperme naturellement produit. La morphologie et l'activité cellulaire de vrais gamètes humains ne sont pas présents ici, ce qui laisse perplexe quant à l'ambition affichée d'une meilleure compréhension de la physiologie humaine.
De plus, la disproportion est grande entre le « matériau » initial et le résultat obtenu. On peut se demander s'il est légitime de détruire des cellules souches embryonnaires, pouvant mener à un embryon parfaitement viable et sain, a fortiori lorsque comme ici le résultat est loin d'être probant. De cellules souches embryonnaires à un pseudo-sperme à la viabilité et à la santé douteuse, la dégradation semble évidente.
Enfin, l'attitude des scientifiques laisse à penser que l'objectif affiché est bel et bien un prétexte, puisqu'ils disent espérer une modification rapide de la législation afin de pouvoir utiliser le sperme artificiel pour lutter contre l'infertilité, c'est-à-dire pour réaliser des fécondations. Le risque est donc grand de dérive vers une procréation à partir de gamètes artificiels. Les scientifiques exigent que la loi se plie aux découvertes de la science, alors qu'ils devraient justement oeuvrer dans le respect du cadre législatif en place. Adopter ce procédé de spermatogenèse artificielle, ce serait accorder que toute découverte scientifique, même si son utilité (comme ici) semble limitée, est un progrès. Au contraire, il est du ressort du législateur de fixer à la science les limites éthiques indépassables au-dehors desquelles le scientifique n'oeuvre plus pour le bien de l'humanité, mais joue à l'apprenti sorcier.
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