Sur la base d'un
rapport du Sénat, l'Observatoire du patrimoine religieux affirme que
« 2800 des 15000 églises rurales protégées » seraient
en « situation de péril » en France. Un chiffre
alarmant.
Notre département en
fait les frais. Quatre églises sont concernées. Je me suis rendue
dans les quatre communes du Maine-et-Loire où les maires se disent
contraints de détruire leurs églises, faute de moyens financiers
pour les entretenir.
Le plus frappant, c'est
le cas de l'église de Gesté : ne reste que le frontispice de
l'église qui se dresse, fier, résistant à lui tout seul. Car le
reste n'est plus que pierre. Les bulldozers sont passés par là il y
a peu de temps encore. Des grilles défendent l'accès au chantier.
Spectacle de désolation. Comment ne pas être époustouflé par
cette décision de détruire notre patrimoine religieux, un lieu de
culte, lieu de vie, de mariage et de mort ?
Comment rester
silencieux ?
Monseigneur Emmanuel
Delmas, évêque d'Angers s'est prononcé il y a quelques jours dans
les colonnes du journal la Croix. Retrouvez sa position à l'adresse
suivante :
Concernant les maires,
il faut reconnaître que ce sont des décisions souvent douloureuses
à prendre. Mais le fait est là, des églises sont démolies dans
notre département.
Heureusement, des voix
lèvent ça et là, bloquent les décisions de détruire, c'est le
cas à Andigné. L'église de Saint-Gemmes accueille toujours des
paroissiens, certes, mais elle est menacée. Une demande de
classement a été déposée auprès de l'Etat. La destruction est
donc en attente. Une page facebook a été mise en place à l'adresse
suivante :
Je me suis rendue
ensuite à Valanjou : l'église Saint-Martin elle aussi fait
partie de la liste des églises en danger. Pour l'instant seule la
toiture a été remplacée car elle menaçait de s'effondrer.
La municipalité
ira-t-elle plus loin ? Nous espérons qu'elle saura garder
raison.
Enfin, à
Saint-Georges-des-Gardes, j'ai cherché vainement une église
ancienne vouée à la destruction. J'étais mal informée... Le mal
était fait. L'église a été détruite ou « déconstruite »,
comme il faut le dire aujourd'hui, en août 2006. En effet, un
nouveau lieu de culte a été bâti, moderne, faisant table rase du
passé.




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